Jean-Yves Petit s’insurge contre la hausse de la TVA dans les transports
Le vice-président (EELV) du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur Jean-Yves Petit a la dent dure contre le gouvernement. Il a exprimé la semaine dernière son vif désaccord avec la hausse de la TVA dans les transports. « Au prétexte de lutter contre les déficits publics, le gouvernement a fait voter le 28 décembre la hausse du taux réduit de TVA de 5,5 à 7 %, notamment sur les transports. Sur d’autres produits de base, par exemple des produits alimentaires, le gouvernement a accepté de laisser le taux réduit de 5,5 % ».?
Selon lui, le secteur des transports n’a pas vocation à être concerné par cette hausse : « La hausse sur les transports est scandaleusement injuste sur le plan social et aberrant sur le plan environnemental. Si les collectivités répercutent mécaniquement cette hausse sur le prix des titres de transport, les usagers perdront encore du pouvoir d’achat ; si elles choisissent de payer cette hausse de TVA sur leurs recettes, c’est autant de moyens en moins pour développer les réseaux », a-t-il affirmé dans un communiqué. Avant de poursuivre et de développer ses arguments : « Dans tous les cas, à l’heure où il faut réduire la pollution dans nos villes et baisser nos émissions de gaz à effet de serre, comment inciter nos concitoyens à laisser leur voiture au profit des modes moins polluants, en augmentant le coût des transports urbains et ferroviaires ? Cette hausse de TVA rapportera au plan national 83 millions d’euros. Rappelons que, dans le même temps, l’évasion fiscale coûte chaque année 30 milliards d’euros de manque à gagner sur les recettes de l’Etat ! Face aux crises financière, environnementale et sociale, le gouvernement en place se trompe de réponse. La hausse de la TVA devrait coûter 1 million d’euros à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour ce qui concerne les TER et les LER. »