Citadis Dualis : la dernière ligne droite
Dans le monde encore restreint du tram-train, 2010 devrait rimer avec Citadis Dualis. Impatiemment attendu, le nouveau matériel roulant du constructeur Alstom montre enfin le bout de son nez. Début janvier, la rame n° 2 quittait l’usine de Valenciennes pour rejoindre Nantes, son futur lieu d’utilisation. Elle devait y être officiellement présentée dès la fin du mois. En février 2009, presque un an plus tôt, la rame n° 1 était sortie de fabrication. Avec des aménagements intérieurs non encore terminés, elle aura effectué de très nombreuses marches sur les voies du CEF (centre d’essais ferroviaire du Nord), à proximité immédiate des halles où elle avait été assemblée. Cinq rames seront en place à Nantes, en septembre prochain, pour le démarrage d’un premier service commercial sur la relation Nantes – Clisson.
C’est en mai 2007 que la SNCF avait signé le marché-cadre relatif à la fourniture de 200 Citadis Dualis, pour un montant global d’environ 650 millions d’euros. Ce contrat prévoyait une première tranche ferme de 31 rames, dont sept pour la région Pays de la Loire (Nantes – Clisson et Nantes – Châteaubriant) et 24 pour la région Rhône-Alpes (ouest Lyonnais), représentant déjà un investissement de 100 millions d’euros. En mars 2009, la SNCF a passé une première tranche conditionnelle de huit rames supplémentaires pour la région Pays de la Loire qui doit ainsi en aligner, à terme, un total de 15. Avec 39 rames commandées « ferme », reste donc, à ce jour, une option conditionnelle portant sur 161 unités…
Essentiellement développé sur la base du tramway Citadis, le Dualis a aussi grandement bénéficié du retour d’expérience d’Alstom sur le Regio Citadis, un tram-train que le constructeur a développé et produit sur son site allemand de Salzgitter (anciennes usines LHB). Plutôt destiné aux marchés d’Europe du Nord, le Regio Citadis est en service depuis mai 2005 en Allemagne, à Kassel (28 rames), et depuis fin 2006 aux Pays-Bas, sur le réseau Randstadrail (72 rames). A Kassel, il concrétisa la toute première application tram-train « bimode » du monde, puisqu’une sous-série apte indifféremment à la circulation sous ligne aérienne de contact alimentée en courant continu 600/750 V ou bien en traction diesel-électrique y a même été livrée. Pour pouvoir continuer à ménager les 70 % de la longueur de la rame en plancher bas, le moteur thermique a été monté en toiture, à l’image de ce qui avait été réussi, pour la première fois, par Alstom sur son prototype d’automotrice régionale Lirex. Fort de cette expérience, le constructeur pourrait ainsi proposer bientôt, sans difficulté aucune, une version « bimode » d
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