Les ambitions d’Alain Krakovitch pour le TGV
Alain Krakovitch, l’invité du Club VRT du 13 mars, a tiré le bilan 2024 de l’activité des TGV et des Intercités qu’il dirige. Et dressé des perspectives prometteuses malgré le développement de la concurrence.
Les clignotants sont au vert pour l’activité SNCF longue distance (TGV et Intercités). Tant sur le marché domestique que pour l’international, qui représente un tiers de l’activité, a expliqué Alain Krakovitch qui était l’invité du Club VRT le 13 mars.
Le bilan 2024 dressé par le directeur des TGVIntercités montre l’influence des JO. Le taux de remplissage des trains est resté élevé jusqu’en avril, puis a marqué un recul entre mai et août dernier. « De nombreuses entreprises ont interdit à leurs salariés de se déplacer entre juin et septembre car elles craignaient que Paris ne soit invivable durant la période des Jeux. Ce travel ban a eu un impact sur notre clientèle professionnelle qui représente près de 40 % de notre chiffre d’affaires », a rappelé Alain Krakovitch.
Cela n’a duré qu’un temps avec un retour à la normale durant la troisième partie de l’année, permettant de réaliser plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour la première fois de son histoire. « Ces 10 milliards, générés par la vente des billets, correspondent à la somme dont nous avons besoin pour couvrir nos coûts et nos investissements », souligne Alain Krakovitch.
L’inflation l’année dernière, même si elle a été inférieure à 2023, est restée importante et a entrainé le renchérissement des coûts qui se sont aussi répercutés sur les péages. « L’augmentation de nos charges, supérieure à ce que nous avions prévu, n’a pas été facile à gérer. Malgré le chiffre d’affaires réalisé, nous sommes juste à l’objectif de ce qui nous permet de financer notre développement, sans plus », insiste Alain Krakovitch.
Paris, 116 rue de Grenelle.
Un modèle capacitaire
En 2024, 163 millions voyageurs ont emprunté un TGV ou un Intercités. Alain Krakovitch ambitionne de parvenir à 200 millions de personnes transportées, avant 2030. « Nous prévoyons à l’avenir une croissance entre 25 et 40 % dans un contexte de concurrence. »
Pour se développer et financer la maintenance de l’infrastructure, TGV-Intercités a besoin d’un modèle capacitaire. « Nous sommes dans une stratégie d’accroissement de nos capacités et de remplissage des trains, car c’est la seule approche viable pour compenser les tarifs des péages qui sont bien supérieurs à ceux d’autres pays d’Europe », souligne Alain Krakovitch. D’où le choix de la SNCF, unique en Europe, de faire circuler des TGV à deux étages.
Pour faire face à la demande, l’entreprise va aussi faire grossir son parc de Ouigo, en le faisant passer de 38 à 50 rames d’ici à 2027. Ce qui lui permettra de disposer de huit millions de places supplémentaires et de réaliser 30 % des transports en grande vitesse en France avec Ouigo.
« Pour être rentable, nous devons parvenir à un taux de remplissage de plus de 80 % dans le TGV Inoui et de 90 % dans les Ouigo. Nous sommes à 86 % pour le TGV et à 92 % pour les Ouigo », se félicite le directeur de TGV-Intercités. Selon lui, la hausse du trafic s’explique par l’appétence des Français pour des voyages en t
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