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Ewa

RATP Dev reprend la gestion du réseau de Béziers

Vectalia exploite trois réseaux de bus: Béziers (en photo), Perpignan et Cambrai.

L’agglomération Béziers Méditerranée a désigné RATP Dev pour reprendre la gestion, à partir du 1er août, de son réseau de transport public BeeMob. Cette reprise fait suite à la procédure de redressement judiciaire visant l’ancien exploitant, l’espagnol Vectalia.
« Les 180 salariés seront intégrés dans une nouvelle entité portée par RATP Dev, garantissant ainsi
la préservation de l’emploi et la reprise complète de l’exploitation du réseau« , indique dans un communiqué la filiale de la RATP, qui exploitera 70 véhicules pour desservir 17 communes du territoire biterrois. Le contrat prévu jusqu’à la fin 2028,

Rappelons qu’une procédure de sauvegarde avait été mise en place en février 2025 pour la société Vectalia, exploitant depuis 2019 des transports publics du réseau, suite à des difficultés financières touchant également les autres filiales du groupe. Son déficit s’élevait à 400.000 euros en 2024 pour un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros selon le journal « ici Hérault ».

Ewa

Karos devient le seul opérateur de covoiturage planifié soutenu par IDFM

covoiturage Karos

IDFM a officiellement approuvé le 10 juillet le choix de Karos pour l’exploitation du service de covoiturage planifié en Ile-de-France. « Il est désormais le seul opérateur de covoiturage planifié soutenu par Ile-de-France Mobilités« , souligne dans un communiqué l’autorité organisatrice des transports franciliens qui souhaite ainsi unifier et simplifier l’offre dans la région.

IDFM rappelle encourager depuis 2017 la pratique du covoiturage en offrant deux trajets par jour aux abonnés Navigo annuels, mensuels et Imagine R et en incitant financièrement les covoitureurs. Plus de 2,8 millions de trajets ont ainsi été subventionnés l’année dernière, soit 800 000 de plus qu’en 2023. « 80 % des trajets subventionnés l’ont été en grande couronne, montrant l’intérêt de ce mode de déplacement dans les zones moins denses« , estime IDFM.

Depuis le 10 juin, ÎDFM a lancé sa première ligne de covoiturage fixe sur le Plateau de Saclay. Deux prochaines lignes seront déployées sur ce secteur à partir du mois de septembre 2025.

Karos, futur titulaire du marché pour une durée de deux ans, devra fournir et gérer une application, intégrée à l’écosystème francilien, assurer le versement des incitations financières ou encore mettre en place un contrôle anti-fraude. La durée d’exploitation pourra être prolongée de deux ans supplémentaires.

Ewa

Un train déraille en Allemagne provoquant la mort de trois personnes et des blessés

Der erste Triebzug der neuen Regionaltriebzugplattform Mireo ist fertiggestellt. Insgesamt acht Vorserienfahrzeuge werden im unternehmenseigenen Prüf- und Validationcenter (PCW) in Betrieb gesetzt. Bevor das Fahrzeug erstmals im deutschen Bahnnetz unterwegs sein darf, wird ein umfangreiches Testprogramm absolviert. / The first trainset of the new Mireo regional train platform has been completed. A total of eight pre-production trains will be commissioned at the company’s Test and Validation Center (PCW) in Wegberg-Wildenrath. Before the train is allowed to operate for the first time in Germany’s rail network, an extensive test program must be completed.

Un train a déraillé le 27 juillet près de Biberach dans le land de Bade-Wurtemberg (sud-ouest de l’Allemagne), provoquant la mort de trois personnes, dont le conducteur du train et un agent à bord. Un quarantaine de personnes ont également été blessées, dont certaines grièvement. Une centaine de voyageurs se trouvaient à bord du train de la Deutsche Bahn, qui reliait Sigmaringen à Ulm, quand l’accident s’est produit vers 18h10 dans une zone boisée.

Une enquête a été lancée pour déterminer les causes de l’accident. Il pourrait avoir été causé par un glissement de terrain consécutif aux intempéries, ont indiqué la police et la justice locales.

Ewa

La justice confirme le projet de Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur

TER en gare de Toulon métropole de Toulon

Le tribunal administratif de Marseille a rejeté les recours déposés contre la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet de Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA), a annoncé le 18 juillet dans un communiqué la région Sud. Cette DUP, adoptée en octobre 2022, avait été attaquée en justice par sept associations et un syndicat de copropriétaires à Cannes. La justice a toutefois estimé que « la procédure de concertation, l’enquête publique et l’étude d’impact relative à l’incidence environnementale du projet, ont été menées dans le respect des exigences fixées par le code de l’environnement » et que le projet « répond à un intérêt général » souligne le communiqué.

Le projet consiste à reconfigurer le réseau et certaines gares existantes et à créer des installations ferroviaires et des gares nouvelles pour améliorer les circulations de trains. Les travaux de la phase 1 sont lancés et les mises en service successives attendues de 2028 à 2030. Le chantier de la phase 2 doit commencer en 2027-2028.

Ewa

CAF signe avec Grenoble et la Bourgogne-Franche-Comté

Usine du constructeur Caf à Bagnères-de-Bigorre
Caf a remporté coup sur coup plusieurs contrats en France. Le constructeur espagnol a signé le 3 juillet un contrat avec le Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise (SMMAG), portant sur la fourniture de 38 rames de tramway Urbos pour 218 millions d’euros. Le contrat comporte également une option de neuf rames supplémentaires en deux étapes, de six puis de trois rames.
Ces tramways sont destinés à remplacer les 53 rames TFS (GEC Alsthom) les plus anciennes de la SMMAG dont les premières avaient été mises en service dans la seconde moitié des années 80.

38 trams Urbos à Grenoble pour faire face à la hausse de passagers…

Entièrement à plancher bas, les Urbos de CAF, de plus grande capacité, pourront accueillir 281 passagers dont 82 assis, contre 170 voyageurs pour les rames actuelles.
Il s’agit de répondre à la hausse de fréquentation sur les différentes lignes du réseau de l’agglomération grenobloise. Le nouveau matériel arborera la livrée de M réso, le réseau de l’agglomération qui couvrira à partir du 2 septembre, la Métropole de Grenoble et la communauté de communes du Grésivaudan.
Les rames seront assemblées dans l’usine de Caf à Bagnères-de-Bigorre, spécialisée dans ce type de matériel en France. La livraison s’étalera de 2028 à 2030.

… et 14 Régiolis en Bourgogne-Franche-Comté

Régiolis en Bourgogne-Franche-Comté
Régiolis en Bourgogne-Franche-Comté.
@Caf

Ce même mois, c’est la Bourgogne – Franche-Comté qui a confirmé une option de 14 trains Régiolis Coradia auprès du constructeur espagnol, pour un montant de 130 millions d’euros. Ces trains viendront s’ajouter au 48 qui composent déjà la flotte de la région.

Cette nouvelle commande se compose de cinq rames Intercités électriques de 6 voitures chacune pouvant accueillir 355 passagers assis (des Z54500) et de neuf TER bi-mode à quatre voitures offrant 228 sièges (B84800).
Les Z54500 sont destinés à l’axe Paris – Migennes – Dijon – Chalon – Mâcon – Lyon et les B84800 aux axes Besançon – La-Chaux-de-Fonds, Dijon – Besancon – Belfort et Besancon – Lons-Le-Saunier – Lyon.
Les 14 trains seront conçus et fabriqués dans l’usine de CAF à Reichshoffen, en Alsace, principalement dédiée aux trains de plus de 50 mètres de long, alors que l’autre usine de CAF en France, à Bagnères de Bigorre est désormais spécialisée dans la fabrication de tramways et de trains courts de moins de 50 mètres.

Ewa

Indigo devient actionnaire de l’opérateur immobilier Corsalis

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La société Indigo, spécialiste du stationnement, a annoncé le 17 juillet être désormais actionnaire de Corsalis, opérateur immobilier dédié à la logistique urbaine, après avoir racheté les actions de Altarea (à un niveau non dévoilé).

C’est une suite logique d’un partenariat industriel déjà en cours, expliquent dans un communiqué les deux groupes. Tous deux ont en effet déjà mené ensemble des opérations à Paris : l’une consistait à transformer un ancien parking en 2 040 m² de surface logistique (le Pressoir de Bercy dans le 12 ème arrondissement), pour laquelle la commercialisation vient d’être lancée. Une autre vise à créer un espace de logistique urbaine de 12 m2 à l’Arsenal de Foch dans le 16 ème arrondissement, à livrer fin 2026.

C’est aussi l’opportunité, pour Indigo, de valoriser l’espace vacant dans ses parkings, notamment dans les centres-villes, où les voitures ne sont plus forcément les bienvenues. En se liant plus étroitement à Corsalis, le gestionnaire de parkings, présent dans 190 villes en France, va pouvoir se diversifier. Il explique ainsi vouloir notamment promouvoir des actifs « hyper urbains de logistique urbaine » pour les céder à des investisseurs tiers. De son côté, Corsalis va pouvoir accéder à un foncier disponible et souvent bien placé.

Ewa

Conférence de financement : un résultat « frustrant » selon Fanny Arav

Fanny Arav

Ville, Rail & Transports donne la parole aux organisations syndicales de la SNCF suite à la présentation le 9 juillet, par le ministre des Transports, des conclusions de la conférence Ambition France Transports. Après Thierry Nier, Fanny Arav, secrétaire générale adjointe de l’Unsa-Ferroviaire, fait part de sa déception.  

Ville, Rail & Transports. Comment réagissez-vous aux conclusions de la Conférence de financement des transports? 
Fanny Arav. Le travail est à moitié fait. Il a été sérieux, il y a eu une bonne analyse, même si elle n’est pas nouvelle. Une esquisse de solutions a aussi été exposée. Le sujet est compris, la démarche intéressante. Mais le résultat est décevant.

On nous explique qu’il faut favoriser la régénération du réseau? Mais cela a déjà été dit dès 2017! Et malgré cela, on a continué à lancer des lignes à grande vitesse.

Tout est rédigé de façon alambiquée, On sent des hésitations sur qui paye quoi. Il était pourtant possible de faire des fléchages et de sortir par le haut avec une loi de programmation.

VRT. La SNCF va continuer son rôle d’aménagement du territoire avec le TGV… 

F. A. On a compris que les opérateurs privés avaient hurlé… et été entendus. Mais les pouvoir publics ont une part de responsabilité dans cette affaire : la France applique de façon un peu bête les règles européennes. Il y a une certaine naïveté française, un emballement, on se dit : le marché va tout régler tout seul. Mais cela ne marche pas ainsi, on s’en rend bien compte aujourd’hui. Il aurait été tout à fait possible de faire contribuer les opérateurs privés à un fonds de péréquation. Mais en l’anticipant. C’est très difficile ensuite de vouloir changer les règles du jeu en cours de route. On aurait aussi pu envisager des DSP par lots et par services, par gares. Parmi ses propositions, l’Unsa défend l’idée de contrats de service territorial un peu sur le modèle du service universel de La Poste.

VRT. Et le privé est appelé à la rescousse….

F. A. Les PPP, appelés à la rescousse, servent à pallier l’incapacité de l’Etat à sécuriser les financements des transports publics. C’est donc passer par un artifice alors qu’à la base c’est une compétence de l’Etat. Or l’argent privé coûte cher. Il faut améliorer la maîtrise publique des PPP. On sent tout de même une certaine prudence. On comprend qu’il faut y aller au cas par cas. Les PPP pourraient être limités à l’ERTMS car il faut faire attention à ne pas trop découper le réseau ferré.

Quant aux concessions des sociétés d’autoroute, il y a encore beaucoup de flou. Il faudra voir comment l’Etat redéfinira son rôle de co-actionnaire. Mais ce qui est sûr c’est que les recettes du transport doivent aller au transport.

Enfin, l’idée d’un « Ferroscope » (un outil d’aide à la décision pour hiérarchiser les projets de régénération et de développement, ndlr) est intéressante mais elle montre aussi qu’il va falloir gérer la pénurie. Il faudra revoir les barèmes, prendre en compte la valeur temps, évaluer l’impact écologique et toutes les externalités. En résumé, disposer d’une réelle analyse socio-économique.

Cette conférence représente donc un bel objet d’analyse, mêlé d’inquiétudes pour ne pas aller trop loin… Il faut maintenant attendre. C’est très frustrant.

Sur le même sujet : interviews de Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT Cheminots, de Thierry Nier, secrétaire général de la CGT-Cheminots et de Julien Troccaz, secrétaire fédéral de Sud Rail,

Ewa

Une grève à bas bruit perturbe fortement le fret ferroviaire en Ile-de-France

transport combiné

Les transporteurs ferroviaires de fret et de combiné montent au créneau en cette mi-juillet pour dénoncer une grève qui dure depuis le 7 avril et perturbe fortement le trafic dans la zone Paris Nord (Villemomble, Le Bourget, Bobigny en Seine-Saint-Denis).

Cette grève, intermittente, menée par des aiguilleurs de SNCF Réseau, est peu visible car elle ne touche pas les voyageurs mais uniquement le fret ferroviaire. Or, « une part significative des volumes transportés par le fret ferroviaire en France transitent par cette zone, parce qu’elle dessert l’Île-de-France soit sur les axes longue distance Nord-Sud ou Est-Ouest« , précisent dans un communiqué l’association française du rail, (Afra) qui rassemble les opérateurs autres que la SNCF, l’Alliance 4F regroupant les principaux acteurs de la filière ferroviaire, et le Groupement national des transports combinés (GNTC).

Ce mouvement est « irresponsable« , s’indigne Alexandre Gallo, le président de l’Afra et PDG de DB Cargo France, en pointant une cellule locale de Sud Rail à l’origine de la grève pour protester contre des suppressions d’emplois. Selon le représentant des transporteurs, « jusqu’à 40 % des trains de fret ont pu lors des journées particulièrement perturbées subir des modifications importantes d’horaires ou d’itinéraires avec des répercussions sur les plannings des opérateurs et le service client« .

La filière indique soutenir la direction de SNCF Réseau qui mène des négociations. « Nous avons cru qu’un accord était trouvé la semaine dernière mais maintenant cela coince de nouveau car Anasse Kazib (délégué syndical de Sud Rail, ndlr) réclame des primes, sans doute pour payer le coût de la grève« , indique de son côté Raphaël Doutrebente, président de l’alliance 4F et PDG d’Europorte, qui salue les efforts de SNCF Réseau pour assurer un maximum de circulations, en recourant notamment à des « équipes d’encadrement et d’appui pour limiter les perturbations » .

 

Ewa

Tootbus développe une appli touristique conversationnelle grâce à l’IA

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« Dis-moi Tootie, qu’est-ce que c’est que ce bâtiment ? » Tootbus, filiale de RATP Dev spécialisée dans les visites touristiques en bus à Bath, Bruxelles, Londres et Paris, enrichit son offre avec Tootie. Lancé le 15 juillet via son appli mobile, Tootie fournit des informations orales sur les lieux touristiques de ces quatre villes.
Concrètement, grâce à la géolocalisation, le visiteur peut demander dans sa langue (50 langues comprises) « Dis-moi, quel est ce lieu devant moi ? » et Tootie est capable de fournir des informations précises en lien avec l’endroit où se trouve l’utilisateur.
L’application Tootie propose également une aide à la navigation, ou encore des recommandations personnalisées en fonction des goûts du visiteur ou des parcours à partir du lieu où il se trouve grâce à la géolocalisation.
Cette innovation a été développée par les équipes digitales de Tootbus en collaboration avec la société Appsolute. Tootie reste une solution évolutive. Les équipes R&D IA au service du tourisme urbain de RATP Dev travaillent actuellement sur le développement et l’ajout de nouvelles fonctionnalités qui viendront enrichir l’expérience utilisateur.

Ewa

« Le financement des transports reposera toujours sur les mêmes », regrette Thierry Nier, secrétaire général de la CGT-Cheminots

Thierry Nier, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots

Les conclusions de la conférence de financements des transports ont été dévoilées le 9 juillet. Thierry Nier, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, pointe le manque d’ambition du gouvernement.

Nous publierons la réaction d’autres responsables syndicaux et d’organismes professionnels au cours des prochains jours. 

Ville, Rail & Transports. Comment réagissez-vous aux conclusions tirées par le ministre des Transports suite aux réunions menées dans le cadre d’Ambition France Transports?

Thierry Nier. Nous ne sommes pas surpris par les conclusions de cette conférence car il y a eu un fort lobbying avant même son lancement, notamment de la part du secteur privé pour défendre les PPP (partenariats publics privés, ndlr). C’est d’ailleurs quasiment la seule réponse apportée par le gouvernement.

Il est aussi prévu que SNCF Voyageurs alimente le fonds de concours en apportant 500 millions d’euros annuels. En clair, cela fait reposer l’effort sur la productivité et sur la masse salariale de la SNCF. La CGT-Cheminots proposait de son côté (et l’avait expliqué dans sa contribution au débat) que ce fonds de concours soit supprimé et que l’Agence de financement des infrastructures de France (AfitF) devienne l’élément centralisant l’ensemble des ressources.

VRT. Quelles étaient les autres propositions de la CGT-Cheminots? 

T. N. Nous proposions que la TICPE soit clairement fléchée au profit des modes les plus vertueux, dont le ferroviaire, au lieu de renflouer les caisses de l’Etat. Et nous demandions une loi de programmation annuelle.

Les annonces du gouvernement sont donc peu ambitieuses. Il n’a aucune vision à long terme. Nous sommes très loin d’une trajectoire historique claire. Le financement va toujours reposer sur les mêmes, en particulier sur les contribuables et les cheminots. Cela confirme que Bercy prend le chemin de coupes claires dans le projet de loi de finances.

VRT. Comment analysez-vous la montée en puissance de la Société des grands projets et l’appel grandissant au privé? 

T. N. La confirmation du rôle prépondérant de la Société des Grands Projets pour la mise en place des Services Express Métropolitains, au détriment de SNCF Réseau, nous pose problème. Le gestionnaire des infrastructures devra se positionner lors d’appels d’offres en région. Nous y voyons une mise en concurrence de SNCF Réseau face à la SGP pour de gros chantiers.

Le gouvernement se tourne également vers les PPP car il pense pouvoir ainsi financer des projets sans grever les comptes de l’Etat. Ses promoteurs insistent sur la rapidité de livraison des projets. En réalité, le recours aux PPP nécessite une contribution de l’Etat et des collectivités locales. Donc du contribuable. Pour la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux par exemple, l’investissement s’est élevé à 7,8 milliards d’euros et l’Etat et les collectivités en ont payé 3,4 milliards… Les PPP représentent donc un coût important pour les budgets publics.

Sur le même sujet : interview de Julien Troccaz, secrétaire fédéral de Sud Rail, de Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT Cheminots et de Fanny Arav, secrétaire générale adjointe de l’Unsa-Ferroviaire