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La ligne 18 s’équipe d’un réseau mobile conçu par TDF



L’agglomération d’Agen renouvelle la délégation de service public de Keolis : l’opérateur présent depuis 2006 va continuer à exploiter le réseau de transport urbain pendant dix ans de plus. Le nouveau contrat, d’un montant global de 107 millions d’euros, a pris effet le 7 juillet.


La Métropole Rouen Normandie a reconduit la concession de Transdev pendant neuf ans pour l’exploitation de son réseau de transport Astuce. Le contrat prévoit notamment le renforcement du réseau (métro, TEOR, bus), le doublement du parc de vélos en location longue durée (Lovélo), ou encore la création du service Astuce PRO pour répondre aux besoins des zones d’emploi et des entreprises,
C’est, selon l’opérateur de transport allemand, le plus important contrat jamais conclu par la Métropole Rouen Normandie sur le plan financier : 1,210 milliard d’euros cumulés. « S’ajoutent des investissements conséquents (208 millions d’euros sur 9 ans) pris en charge par la Métropole, dont 160 millions d’euros concernent le matériel roulant (renouvellement et décarbonation des bus, rétrofit, véhicules techniques, maintien du patrimoine tramway avec opérations à mi-vie, 5000 vélos à horizon 2032)« , précise encore un communiqué de Transdev.
L’objectif du contrat, qui démarre dès cette année, est d’aboutir à une hausse de 24 % de la fréquentation d’ici à 2034.

Les circulations seront très perturbées demain sur le réseau de la RATP, suite à l’appel à la grève des principales organisations syndicales. La situation sera plus contrastée côté SNCF avec, en moyenne, 90 % des services TGV grâce notamment à l’organisation de la SNCF qui devient de plus en plus robuste avec l’appel à des conducteurs réservistes si besoin.
Les prévisions tablent aussi sur un Intercité sur deux en moyenne, trois TER sur cinq, mais la situation sera très variable d’une région à l’autre. Enfin en Ile-de-France, les circulations seront très impactées en particulier sur les lignes H, N, R ou U ainsi que sur toutes les lignes de RER.
D’autres raisons pourraient perturber le trafic ferroviaire vu la multiplication d’actes de malveillance ces derniers temps sur les voies ferrées. Il est ainsi de moins en moins rare que, pour protester contre des décisions politiques, des manifestants envahissent des gares, incendient des pneus ou jettent des palettes sur les voies.
Alors que le sujet était plutôt mis sous la table lorsque des équipements SNCF étaient sabotés lors de conflits avec des cheminots, le ministre des Transports a clairement pointé du doigt les actes de malveillance qui ont eu lieu le 10 septembre, jour de l’opération « Bloquons tout ». Philippe Tabarot avait alors évoqué un incendie volontaire entre Toulouse et Auch, un envahissement des voies dans la gare de Valence-Ville sur la ligne classique, des objets volontairement abandonnés en gare, ou encore un sabotage sur un poste d’aiguillage à Aiguillon (47) dans la nuit du 9 au 10 septembre avec de forts impacts sur les plans de transport. Sans parler des vols de câbles, de plus en plus fréquents avec la hausse du prix du cuivre, mais qui relèvent le plus souvent de délinquance pure.
Des actes similaires sont donc de nouveau redoutés, d’autant qu’avant même la mobilisation du 18 septembre, quatre incendies (d’origine très probablement volontaire selon le parquet de Bordeaux), sont survenues le week-end dernier près des voies ferrées entravant très fortement le trafic entre Bordeaux et Toulouse.
La France n’est pas le seul pays concerné par des dégradations sur ses infrastructures. Le réseau ferré allemand a subi cet été plusieurs incendies a priori volontaires. Dernier en date, le 15 septembre un boîtier de commande et de sécurité a été incendié sur une ligne à l’est de Hanovre, affectant plus de 250 trains et des dizaines de milliers de passagers.
Tout cela montre la vulnérabilité des réseaux ferroviaires qui s’étendent sur des milliers de km (près de 30 000 km en France). On se souvient aussi de « l’attaque » du réseau LGV avec des incendies de postes de signalisation le jour de l’ouverture des JO Paris 2024 le 26 juillet.
Le réseau ferroviaire est donc placé sous haute surveillance avant la grève de demain. SNCF Réseau affirme avoir identifié des points névralgiques sur le territoire et le surveille avec des tournées d’équipes et des drones, en faisant notamment appel à sa filiale Altametris. Les forces de l’ordre sont également en alerte. Le ministère de l’Intérieur, en lien avec celui des Transports, prévoit un déploiement massif de forces de l’ordre à l’image de ce qui a été mis en place le 10 septembre.
Fabrice Charrière, secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire, s’inquiète de la baisse des effectifs chargés de la sûreté avec notamment l’arrivée de la concurrence. « Sur la ligne Nancy-Contrexéville par exemple, la SNCF évaluait le coût de la sûreté à 48 millions d’euros quand Transdev l’estimait à 8 millions. C’est insuffisant même avec le renfort de prestataires privés« , souligne-t-il.
Selon Thomas Cavel, le secrétaire général de la CFDT Cheminots, « la multiplication des actes de malveillance montre que le réseau ferroviaire représente un enjeu public ». Et il ajoute : « Nous, organisations syndicales, ne touchons jamais à l’outil de production. Si d’autres s’y attaquent, il faut prévoir des investissements non seulement pour son développement mais aussi pour sa protection ».


L’objectif est de transformer ces sites en lieux animés et d’échanges entre habitants et usagers du quartier. Les aménagements proposés devront être gratuits, hybrides dans leurs usages et intergénérationnels, expliquent les promoteurs de l’appel à projets.

Keolis a annoncé le 15 septembre avoir remporté un contrat auprès de l’autorité de transport public Movia pour exploiter un réseau de bus couvrant six villes dans la région centrale de Seeland, au Danemark (Slagelse, Ringsted, Skælskør, Næstved, Køge et Roskilde).
Le contrat, qui débutera le 27 juin 2027 s’étend sur six ans, avec une possible extension jusqu’à 14 ans, sous réserve d’atteinte des objectifs de performance. Le chiffre d’affaires cumulé sur l’ensemble de la période pourrait dépasser 150 millions d’euros, indique l’opérateur français qui est présent au Danemark depuis 2000 et exploite plus de 400 bus dans huit villes danoises, dont Copenhague et Odense.

Près de quatre ans après son arrivée sur le marché français, Trenitalia intensifie la concurrence sur l’un des axes les plus rentables : Paris-Lyon. Après avoir fait passer, en juin, son offre à neuf allers-retours quotidiens, la compagnie italienne prévoit de proposer 14 allers-retours quotidiens sur la ligne Paris-Lyon à partir du 15 décembre. « Ainsi, plus d’un tiers de l’offre sera assurée par Trenitalia entre les deux métropoles, illustrant le virage pris par la compagnie vers une présence forte et durable sur cet axe stratégique« , souligne le transporteur dans un communiqué. Les ventes de la saison hivernales seront ouvertes à partir du 15 décembre, précise-t-il également.
La compagnie vend aussi depuis le 15 juin quatre allers-retours quotidiens entre Paris et Marseille.

« Les seuls acquis positifs de la concurrence entre les trains se résument aux prix et aux fréquences » : c’est le constat du ministre espagnol des Transports et de la mobilité, qui s’expliquait le 10 septembre devant le Congrès des députés sur la situation du chemin de fer en Espagne. Si Oscar Puente défend la libéralisation de la grande vitesse ferroviaire, il déplore des pertes financières. Ce sont, selon lui, autant de ressources perdues pour aider les lignes déficitaires.
Ainsi, rappelle-t-il, avant l’ouverture à la concurrence, le secteur de la grande vitesse ferroviaire affichait un bénéfice annuel de 150 millions d’euros. Aujourd’hui, les trois opérateurs de la grande vitesse sur le marché (en plus de la Renfe, les concurrents Iryo et Ouigo), accumulent des pertes de 230 millions d’euros en 2024.
« Nous avons trois compagnies publiques issues de trois pays : l’État italien qui partage, certes, le capital de Iryo avec des actionnaires privés espagnols, l’État français avec Ouigo et l’État espagnol avec l’opérateur Renfe. Ce n’est pas une vraie concurrence. La preuve en est que cette situation n’a guère suscité de l’enthousiasme ailleurs en Europe. Au contraire, les autres pays résistent à cette libéralisation que, nous, nous avons engagée », commente-t-il.
Dans ce contexte, Madrid continue de subventionner des lignes déficitaires comme l’axe Huelva-Zafra qui va rouvrir ce 15 septembre. Cette ligne très déficitaire des confins de l’Andalousie et ses 181 km viennent de bénéficier de 250 millions de gros travaux financés par l’État espagnol avec le renfort des fonds européens dits « Next Generation ».

Le réseau routier a été le plus impacté le 10 septembre, jour du mouvement « Bloquons tout », avec des manifestations sur le réseau ouest, notamment sur le périphérique de Rennes, des opérations escargots, par exemple sur l’A36 entre Belfort et Montbéliard, ou encore des blocages comme sur l’A20 en Haute Vienne dans le sens Toulouse-Paris. A Rennes en particulier, un bus Keolis, heureusement sans voyageurs, a été incendié. Le conducteur n’a pas été blessé.
Sur le réseau ferré national, le service a été globalement assuré, affirme le ministère des Transports. Si les circulations de TGV ont été à peu près normales, 7 TER sur 10 ont roulé en moyenne (avec des disparités fortes entre régions) ainsi qu’un Intercité sur deux,
Mais quelques actes de malveillance ont été enregistrés sur le réseau comme un incendie volontaire entre Toulouse et Auch, un envahissement des voies dans la gare de Valence-Ville sur la ligne classique ou encore « une action de sabotage supposée sur un poste d’aiguillage à Aiguillon (47) dans la nuit du 9 au 10 septembre, qui a eu un impact sur la circulation des trains toute la matinée (suppression de TER)« , écrit le ministère dans un communiqué. Des objets ont aussi été volontairement abandonnés en gare de Metz, Rouen ou encore Villefranche-sur-Saône. « Plusieurs tentatives d’envahissement de gares ont également été constatées avec la fermeture ponctuelle des accès et la mise en place de filtrage notamment à Marseille, Montpellier et Gare du Nord« , souligne encore le communiqué.
Le réseau de RER et de métro a été perturbé et il y a eu des tentatives de blocage du tramway mais maîtrisées et sans impact sur la circulation. Toujours selon le ministère, la direction de la RATP a recensé 1400 grévistes sur près de 46 000.
Les circulations assurées par la SNCF et la RATP devraient être beaucoup plus impactées le 18 septembre puisque les principaux syndicats de ces entreprises appellent à la grève ce jour-là.