Je me connecte

E-mail*
Mot de passe*

> Mot de passe oublié?

Je m'inscris

*Champs obligatoires

Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978 modifiée en 2004, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification aux informations qui vous concernent.
1. Mon Compte
2. Mes activités
3. Mes Newsletters

Vous devez lire et accepter nos conditions générales de vente et d’utilisation *

* Mentions obligatoires

Je souhaite recevoir la newsletter :

Je m'enregistre

Mot de passe oublié ?

Ewa

Lancement de la phase de préfiguration du Serm de l’agglomération toulousaine

Gare Serm toulouse
L’État, l’Occitanie, la Haute-Garonne, Toulouse Métropole et Tisséo Collectivités ont lancé le 3 mars la phase de préfiguration du Serm (service express métropolitain) de l’agglomération toulousaine. Cette phase doit permettre de finaliser à l’été 2025 un dossier de synthèse à remettre au ministre délégué chargé des transports en vue d’obtenir le statut de Serm par arrêté ministériel.

Le coût de cette étape est estimé à 535 000 € HT, financés à 50 % par l’Etat et à hauteur de 12,5 % par chacune des autres parties prenantes. 

Le Serm de l’agglomération toulousaine doit se déployer sur périmètre regroupant 19 Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Le projet doit faciliter l’accessibilité aux transports publics. En 2023, 68% des habitants de la troisième couronne toulousaine se déplaçaient en voiture, et seulement 7% en transports en commun, et 3% en vélo. Parallèlement, la fréquentation des trains régionaux liO a augmenté de 68% sur le territoire occitan entre 2019 et 2024.

Ewa

Le Maroc passe une commande de 168 trains auprès de trois constructeurs dont Alstom

TGV Maroc
Pour se préparer à accueillir en 2030 la Coupe du monde de football, le Maroc vient de passer une commande de 168 trains pour 2,8 milliards d’euros. A l’automne dernier, Alstom avait signé un protocole d’accord avec l’Office national des chemins de fer (ONCF) du Maroc pour la fourniture de 18 trains à grande vitesse de type Avelia Horizon, dénommé TGV M en France. Le montant du contrat est estimé entre 750 millions et un milliard d’euros en fonction des options qui seront retenues.

Rabat a également annoncé le 26 février, les derniers attributaires du marché : l’ONCF a retenu CAF pour 30 rames intercités (aptes à 200 km/h, et d’une capacité de 500 voyageurs), avec une option de 10 rames supplémentaires. Les chemins de fer marocains ont également signé avec Hyundai Rotem pour 110 rames (60 navettes rapides dites TNR et 50 unités de Réseau express régional), à deux niveaux et aptes à 160 km/h. C’est le premier contrat étranger aussi important pour ce constructeur coréen.

Le PDG de Hyundai Rotem, Lee Yong-Bae, avait annoncé en juillet dernier, lors d’une rencontre avec le ministre de l’Industrie et du commerce du Maroc, Ryad Mezzour, l’intention du groupe de construire une usine de fabrication de trains au Maroc, l’accompagnant d’un transfert de technologies. Le gouvernement espagnol a quant à lui approuvé, le 13 février, un prêt de plus de 750 millions d’euros au Maroc pour l’aider à financer l’achat de trains.

Les offres des constructeurs espagnol Talgo et chinois CRRC Zhuzhou Locomotive Co n’ont pas été retenues.

Ewa

Des manifestants réclament des réponses en Grèce sur la pire catastrophe ferroviaire du pays

catastrophe ferroviaire. Collision entre un train de voyageurs et un convoi de fret en Grèce le 28 février 2023

Grèves, manifestations et colère le 28 février en Grèce à l’occasion du deuxième anniversaire de la pire catastrophe ferroviaire du pays qui avait causé la mort de 57 personnes, majoritairement des jeunes. Plus de 325 000 personnes ont ainsi manifesté pour demander des réponses sur la collision frontale entre deux trains, le 28 février 2023, dans la vallée de Tempé à quelque 350 km d’Athènes. Les deux trains, dont un de marchandises, avaient circulé sur la même voie pendant plusieurs kilomètres sans qu’aucun système d’alarme ne se déclenche.

En plus de l’erreur humaine attribuée au chef de gare local, l’enquête avait immédiatement pointé de graves négligences sur le réseau ferré, notamment dans le domaine de la sécurité. Un rapport d’experts financé par des familles de victimes affirme que le train de marchandises transportait une cargaison non déclarée de produits chimiques explosifs. De nombreux manifestants estiment que les causes de l’accident sont dissimulées pour protéger de hauts responsables qui pourraient être tenus pour responsables.

Ewa

Stadler fournira huit rames à voie étroite pour le Train des Pignes

Exemple de livrée pour les rames hybrides Stadler à voie étroite pour les Chemin de fer de Provence ©Stadler
La région Sud attend pour le début 2027 les premières rames commandées l’été denier à Stadler Rail. La région avait en effet attribué au constructeur le marché de la fourniture de huit nouveaux autorails hybrides à voie étroite destinés aux Chemins de fer de Provence. Le contrat s’élève à environ 82,4 millions, assorti de deux tranches optionnelles de 15,3 millions et 7,6 millions.

Les trains auront une capacité d’environ 180 voyageurs, et pourront être couplés pour former des rames en UM de 80 m et ainsi faire face à des pointes de fréquentation. Près de 600 000 voyageurs ont emprunté le Train des Pignes en 2024.

Ils seront équipés d’un moteur diesel ainsi que de batteries rechargeables. Le train pourra fonctionner en ville grâce à leurs batteries entre Nice et Plan de Var, puis poursuivre leur trajet avec leur moteur thermique. Grâce à ces batteries, ainsi qu’à l’utilisation de biodiesel,  » le gain en émissions de polluants sera de 77 % », par rapport au matériel actuel (CFD X303 – X307), expliquait, en juillet dernier, Jean-Paul David, président de la régie régionale des transports Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Côté aménagement intérieur, les nouveaux autorails seront dotés de larges baies vitrées, et d’écrans d’informations dynamiques.

Ils seront aussi totalement accessibles aux personnes à mobilité réduite et pourront emporter des vélos.

Après une phase d’études, pour s’accorder avec la région Sud sur le design définitif et les spécificités techniques, Stadler commandera les composants et commencera la construction en 2026. Après les premières livraisons attendues début 2027, viendront les phases de tests en ligne puis de mise en service commercial début 2028.

Ewa

Le covoiturage toujours au ralenti

covoiturage

Le Forum Vies Mobiles, think tank expert de la mobilité, a mené plusieurs études et recherches sur le périphérique parisien et les défis liés au covoiturage, notamment avec la Fabrique écologique entre 2022 et 2023.

  • Où en est le plan covoiturage du gouvernement ?

Le Plan Covoiturage du gouvernement ambitionne de faire passer le nombre de trajets du quotidien covoiturés de 900 000 par jour à son lancement, en janvier 2023, à trois millions en 2027. Selon le plan du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) présenté en juin 2023, le développement du covoiturage peut permettre d’économiser chaque année entre 3 et 4,5 millions de tonnes de CO2, soit environ 12% des économies attendues à l’horizon 2030 dans le domaine des mobilités terrestres des personnes.

Las, au vu des données actuelles, l’objectif de trois millions de trajets d’ici deux ans semble irréaliste. Si le Plan covoiturage estime à « 50 millions » le nombre de sièges vides circulant chaque jour et qu’on pourrait remplir, seulement 0,5% des déplacements quotidiens (tous modes de transport confondus) sont réalisés en covoiturage. Même dans l’agglomération de Rouen, « championne du covoiturage » selon les plateformes numériques, avec quinze fois plus de trajets covoiturés que la moyenne nationale au premier trimestre 2023, seulement 0,38% des trajets locaux en voiture ont été covoiturés via l’utilisation d’une plateforme numérique

  • Quels sont les freins à la pratique du covoiturage ?

Les premiers sont structurels. Les territoires où le covoiturage serait le plus pertinent sur les plans économique, écologique et social, sont justement ceux où il a le moins de chance de se développer : les zones rurales et peu denses. Les experts de Forum Vies Mobiles et de la Fabrique Ecologique relèvent aussi un problème de mode de vie et d’aménagement du territoire. Les activités y sont dispersées suite, notamment, à l’absorption par les métropoles d’espaces ruraux ou semi-ruraux où la population augmente mais où l’emploi diminue.

C’est donc finalement autour des déplacements domicile-travail d’une vingtaine de kilomètres, en zone dense, aux heures de pointe et à proximité des métropoles, que s’est structuré le marché national du covoiturage du quotidien, intermédié par des plateformes comme Karos ou Blablacar Daily.

  • Le rôle des plateformes est-il déterminant ?

Si les trajets, sur les plateformes numériques, a bien été multiplié par deux entre 2022 et 2023, les volumes restent dérisoires : au 1er semestre 2023, 0,04% des kilomètres parcourus sur des trajets du quotidien l’ont été en covoiturant via une plateforme. Le nombre de trajets réellement mutualisables pour atteindre les objectifs gouvernementaux restent une inconnue.

La possibilité offerte par la loi mobilités (Lom) aux collectivités locales de subventionner les trajets covoiturés n’a pas eu non plus les effets vertueux attendus. Elle a fait entrer le covoiturage dans le domaine marchand en permettant de subventionner les trajets au-delà du simple remboursement ou partage des frais, ce qui était la définition initiale du covoiturage. Mais les politiques publiques ne concernent pas le secteur informel qui est pourtant censé augmenter de près de deux millions de trajets d’ici 2027.

  • Quelles mesures pourraient accélérer la tendance ?

Une hausse de la pratique dépend de trois facteurs : le développement d’aires de covoiturage, la mise en place de voies dédiées placées sous contrôle et la possibilité d’un remboursement via le Forfait Mobilité Durable versé par les employeurs volontaires. « Trois ans après son instauration, seuls deux employeurs privés sur cinq proposaient le Forfait Mobilité Durable à leurs salariés », remarque Tom Dubois, porte-parole du Forum Vies Mobiles, dont le grand projet actuel consiste à dessiner et chiffrer un système complet alternatif à la voiture. L’étude porte sur sept départements mais sera extrapolé au niveau national.

Lire aussi : Voie de covoiturage : Une expérimentation sous surveillance en Ile-de-France

Ewa

Voie de covoiturage : une expérimentation sous surveillance en Ile-de-France

Périphérique parisien covoiturage

Après Lyon, Grenoble ou Lille, Paris passe à son tour, le lundi 3 mars, aux voies réservées (VR) au covoiturage pour une phase d’expérimentation de trois mois. Testé pendant les JO, le dispositif porte sur 26 kilomètres de périphérique et sur deux tronçons sur la A1 et l’A13. Il sera activé du lundi au vendredi, entre 7 heures et 10h30 puis entre 16 heures et 20 heures, mais pourra être suspendu en cas d’accident ou de « blocage total ». Les automobilistes en seront informés par un losange blanc, indiqué sur les panneaux lumineux du périphérique. Valérie Pécresse a indiqué lundi que la Région Île-de-France sera vigilante sur les modalités de mise en œuvre d’une « désactivation temporaire » de la voie réservée, si elle est responsable d’effets de congestion du réseau secondaire.

Des radars « covoiturage » équipe déjà le réseau réservé aux VR2+.  Leurs caméras assureront une surveillance permanente et seront capables de repérer un bébé dans un siège-auto, de faire la différence entre un mannequin et un vrai passager et flasheront les contrevenants. Ils ont été mis en place à Lyon en 2024, où des voies ont été ouvertes en 2020, comme à Grenoble, où faute de contrôle, seuls 40% des véhicules circulant sur une voie réservée comportaient plus d’un voyageur.

Les voies de covoiturage parisiennes seront également ouvertes aux bus, aux taxis, aux détenteurs d’une carte « mobilité inclusion ». Comme la réduction de la vitesse à 50 km/h, la nouvelle mesure est censée améliorer la qualité de l’air, réduire les nuisances sonores et fluidifier le trafic.

Dans trois mois, un premier bilan de cette phase d’expérimentation « totalement réversible », selon Valérie Pécresse, sera présentée. L’Institut Paris Région, de son côté, présentera tous les mois, un compte-rendu du trafic. Pour le Forum Vies Mobiles, think tank expert de la mobilité, l’ouverture d’une voie dédiée est une étape symbolique, mais « une petite étape ». Deux automobilistes sur dix embarquent déjà des passagers. Si les huit autres ne le font pas, c’est souvent parce que les trajets qu’ils réalisent ne sont pas mutualisables.

 

 

Ewa

Belgrade prolonge le partenariat avec RATP Dev pour son métro automatique

métro automatique Belgrade

RATP Dev a annoncé le 3 mars que Belgrade a renouvelé son partenariat pour le métro automatique de la ville. Suite à la signature en septembre 2023 d’un «Memorandum of Understanding», la filiale du groupe RATP avait en effet été retenue par la capitale de la Serbie en tant « qu’opérateur amont » de ses trois futures lignes du réseau de métro automatique. « Les signataires ont également conclu un Protocole d’Accord définissant le cadre général de leur collaboration » précise aujourd’hui RATP Dev dans un communiqué.

Le projet de métro comprend 21,8 km et 21 stations pour la ligne 1, 24,2 km et 26 stations pour la ligne 2 et 23 km, et 22 stations pour la ligne 3. .

Ewa

RATP Dev acte la vente de ses bus londoniens à First Group

bus londoniens de RATP Dev à Londres.

La RATP a annoncé le 28 février « la finalisation de la cession de ses opérations de bus londoniens, RATP Dev Transit London (RDTL),  à FirstGroup plc. » Selon le groupe, c’est une « étape stratégique importante » qui va permettre à l’entreprise de se concentrer sur le rail urbain. Autrement dit sur les projets de métro automatique et de rail régional « capacitaire », ainsi que sur « les marchés où elle dispose d’une présence multimodale significative ».

Le montant de la transaction évoquée en fin d’année dernière lorsque les deux groupes étaient en négociations exclusives tournait autour de 109 millions d’euros. La société britannique qui opère dans les métiers du rail et du bus, au Royaume-Uni et en Irlande, va mettre la main sur trois sociétés : RDTL regroupe en effet London United Busways Limited, London Sovereign Limited et London Transit Limited, qui emploient 3 700 personnes. Ainsi que sur 89 lignes, 10 dépôts et une flotte de 982 bus.

Ewa

Le document de référence du Lyon-Turin se prépare

Lyon-Turin Construction de la plateforme où sera installée la future gare internationale

Alors qu’il affiche dix années d’activités au compteur, TELT, le maître d’ouvrage du Lyon-Turin, a publié sur son site une version préliminaire du document de référence du réseau. Un avant-goût de ce document à venir qui doit décrire les caractéristiques fonctionnelles, les règles d’exploitation, les modalités de tarification et d’accès à la future section transfrontalière de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, Il doit garantir « un traitement équitable et non discriminatoire entre les différentes entreprises ferroviaires qui utiliseront l’infrastructure de TELT », indique le promoteur du Lyon-Turin.

C’est une étape clé pour se préparer, explique cette entité qui exploitera lors de sa mise en service le tunnel de base du Mont-Cenis actuellement en construction entre Saint-Jean de Maurienne côté français et Suse côté italien. Une fois la construction achevée, la société TELT, détenue à 50% par l’Etat français et à 50% par l’Etat italien à travers Ferrovie dello Stato Italiane (FS), sera en effet chargée de commercialiser les sillons pour les trains de fret et de voyageurs sur cette section ferroviaire.

Pour lire le document : ici

 

Ewa

La SNCF engrange pour la quatrième fois consécutive un exercice très bénéficiaire

TGV SNCF Atlantique à Bordeaux
Le record de 2022 n’a pas été battu mais pour la quatrième année consécutive, le groupe SNCF est bénéficiaire avec un résultat net positif de 1,6 milliard d’euros. Il fait mieux qu’en 2023 (1,3 milliard), mais moins bien qu’il y a deux ans (2,4 milliards d’euros).

Ces bénéfices vont lui permettre de poursuivre des investissements qui ont atteint l’an dernier un autre record : près de 11 milliards d’euros dont plus de 95% dans le ferroviaire en France. Ils vont aussi assurer à Jean-Pierre Farandou, dont le mandat prend fin en mai 2025, une sortie sur un bilan « en ligne avec ses objectifs ».

« Tous les engagements que j’avais pris ont été tenus », a insisté jeudi matin le président, lors de la présentation des résultats 2024, en soulignant sa maitrise de l’endettement du groupe. Le chiffre d’affaires de 43,4 milliards d’euros, dont un tiers est réalisé à l’international, affiche une progression de 4,8% par rapport à 2023. Sa croissance est tirée par la branche voyageurs, qui regroupe SNCF et Keolis. Elle a atteint + 5,4% sur les lignes TGV en France et en Europe, + 7,5% pour les TER, +7,1% pour les Intercités et + 4,4% pour le Transilien, réseau encore impacté par le télétravail. L’activité de Keolis, qui a remporté de nouveaux appels d’offres aux Etats-Unis, à Houston et à Austin, augmente de 9,6%.

15 millions de places supplémentaires

Jean-Pierre Farandou a réaffirmé que les tarifs pratiqués sur la longue distance étaient maintenus volontairement « au plus juste », conformément à la stratégie de volume qu’il défend. « La hausse des coûts n‘a pas été répercutée dans sa totalité sur les prix de vente et nous avons amélioré l’exploitation », répète-t-il.

Le groupe a réussi en 2024 à proposer 15 millions de places supplémentaires avec un parc contraint en attendant l’arrivée des premières rames commandées à Alstom. Ce nouveau TGV, en phase d’expérimentation, devrait être mis en service début 2026. « On peut comprendre qu’avec la dose d’innovation qu’il comporte, la phase d’expérimentation prenne du temps. Je préfère attendre quelques mois supplémentaires mais qu’il fonctionne ! », a commenté le PDG, en espérant que la signature d’un contrat entre Alstom et le Maroc, portant sur 18 trains à grande vitesse de nouvelle génération entrainera l’ouverture d’une nouvelle ligne de production chez l’équipementier.

Côté fret, l’activité de Rail Logistics Europe affiche +7,9%, tandis que celle de Geodis reste stable (+0,3%). Le chiffre d’affaires a été impacté par le ralentissement économique mondial, qui a entrainé une baisse des volumes transportés en France, en Europe, comme aux Etats-Unis.

« Pas un euro ne sort de la SNCF »

La rentabilité du groupe va lui permettre de maintenir des investissements dans « la qualité du service » qui reste une priorité alors que la concurrence s’intensifie. « Pas un euro ne sort de la SNCF », a rappelé Jean-Pierre Farandou. En 2024, le groupe a financé ses projets à hauteur de 50%, en fonds propres et d’1,7 milliard d’euros tirés du fonds de concours. « Cela correspond aux dividendes auxquels l’Etat renonce et qui sont fléchés vers le groupe », précise la direction.

SNCF Réseau a ainsi bénéficié de 5,5 milliards d’euros dont plus de la moitié pour la régénération du réseau principal. 3,7 milliards ont permis l’acquisition et la rénovation de matériels roulants et l’adaptation de l’outil industriel ferroviaire. Un milliard d’euros ont été consacrés à la modernisation et à l’entretien des gares.

L’entretien du réseau reste une priorité. Le groupe ferroviaire entend consacrer 2,3 milliards d’euros supplémentaires entre 2024 et 2027 à sa régénération. Au-delà de la période, Jean-Pierre Farandou estime à 1,5 milliard d’euros par an les montants nécessaires pour garantir la qualité de service. Elle sera déterminante pour permettre au groupe de faire face à la concurrence sur les lignes rentables. Leurs profits risquent d’être « écrémés » par les nouveaux opérateurs au point d’impacter « le cercle vertueux ». Quant aux lignes déficitaires, la SNCF ne veut pas se retrouver seule à « assumer la politique d’aménagement du territoire ». Mais à ce sujet, la décision est justement aux mains des politiques.

27 000 nouveaux collaborateurs

Si un plan de réduction des coûts et de performance a bien généré 500 millions d’euros d’économies, il ne s’est pas fait au détriment de « l’équilibre économique et social » pour lequel Jean-Pierre Farandou s’est engagé. Au contraire, la croissance « profitable » de la SNCF fait l’objet « d’un retour » aux salariés qui se traduit par une amélioration de leur pouvoir d’achat. La rémunération de 150 000 cheminots va augmenter de 17%, en moyenne, sur trois ans.  Les recrutements ont également repris, signant une « inversion de la courbe de réduction d’emploi ». Le premier recruteur de France a engagé l’an dernier 27 700 nouveaux collaborateurs dont 18 500 en CDI. Ces embauches concernent 23% de femmes, contre 21,5% en 2023 et porte l’effectif total du groupe à 290 000 salariés, dont 217 000 en France.