Le nouveau viaduc prend la place de l'ancien en Haute-Normandie
Après 112 ans de service, le pont de chemin de fer qui enjambe la ligne Paris – Rouen – Le Havre a été ripé au cours du week-end du 11 novembre Ce chantier d’envergure s’est déroulé au cours d’une interruption de trafic de 100 heures, entre le 7 novembre, à 23 h 30, et le 12 novembre à 5 heures. Il s’agissait en fait de la seconde et dernière phase d’une opération qui a commencé en… décembre 2006, pour la préparation au moins. A l’époque, RFF avait fait construire un nouveau pont ferroviaire sur la Seine, mais parallèlement à l’ancien, à seulement 13 mètres de l’actuel tracé. Puis, l’ouvrage définitif avait été mis en service au cours d’une vaste opération qui avait eu lieu les 10 et 11 mai 2008, et grâce à une interruption de trafic de 32 heures. Le nouveau pont avait toutefois été construit sur des appuis provisoires avec des remblais d’accès de part et d’autre. Après la pose et l’électrification de voies d’accès reliant le viaduc à la ligne en service, les trains avaient été détournés quelques mois pour emprunter temporairement l’ouvrage neuf, à la vitesse réduite de 40 km/h. Cette déviation du trafic avait permis la destruction de l’ancien ouvrage, en juin et novembre. Le viaduc a donc été évacué vers l’île aux Bœufs puis découpé. Quant aux culées et aux piles, laissées libres, elles ont été remaniées pour permettre d’accueillir le nouveau tablier. C’est cette opération qui a été effectuée au cours du long week-end du 11 novembre 2008. Le nouveau viaduc, d’une structure de 180 m de long et de 5 500 tonnes, a pu alors être ripé transversalement pour prendre la place de l’ancien et reconstituer le tracé préalable de la voie ferrée. Cette phase délicate et spectaculaire a également fait l’objet d’une coupure importante de la circulation. Depuis, les trains empruntent le tracé définitif avec une limitation de vitesse maintenue à 40 km/h. Mais le travail n’est pas encore tout à fait terminé. Entre décembre 2008 et mars 2009, tous les abords du chantier seront nettoyés et les sites remis en état, en portant une attention particulière à l’aspect paysagé. Quant au trafic, il reprendra progressivement. Les trains réemprunteront le tracé habituel à une vitesse d’exploitation normale, soit 130 km/h.
Yann GOUBIN
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